La surcharge numérique

Utilisation de la tablette à outrance. Smartphone sous l’oreiller, présence rituélique sur les réseaux sociaux; tu ouvres ton fil d’actualités comme on lit le journal le matin. La nomophobie te guette. Inondé.e par les appels téléphoniques, SMS et notifications en tout genre et à toute heure. Hyperconnecté.e, tu risques le gavage digital !

Mais comment garder la tête hors de l’eau – et froide – face une cascade d’infos ? Afin d’éviter le burn-out numérique, un groupe de chercheurs et de psychologues a rédigé ce petit guide qui pourrait bien s’avérer utile !

Bon. Allez. C’est pas Noël mais bon… A la recherche d’une solution rapide et pas chère pour décrocher ? Fais comme Clara: revends ton smartphone sur #secondemain et avec l’argent achète-toi un #nokia3310 !

Halte à la sursollicitation numérique

 

Bonne détox ! A la prochaine. D’ici là prends soin de toi, des autres et #becreative.

Fichier(s)

Cathartique diatribe à ne pas traduire en anglais avec Google

Revue de presse: coronavirus. Chez le boulanger: coronavirus. Dans la rue je croise un individu masqué. Coronavirus; l’épidémie est arrivée trop tard.

Les médias – sociaux ou non – se font l’écho d’initiatives diverses et variée dont l’objectif est de dédramatiser la situation: 3 frères musiciens nous livrent une contine sur le confinement; Anny Cordy, les frères Taloche, Virginie Hocq et André Lamy réinventent le concept du Live Aid. Sans le Aid.  J’ai partagé les vidéos sur le mur des confiné.e.s. Je n’ai pas partagé la capsule de JJ Goldman glorifiant les infirmières, les chauffeurs de taxi, les médecins, les ambulanciers…mais pas l’épicier du coin. Ceci explique – peut-être – cela.  Je n’aime pas les sucreries ânonnées par cet Enfoiré. Ni celles des autres (Enfoirés) d’ailleurs.  Ceci explique – sûrement – cela.

J’ai demandé à ma mère qu’elle me fasse un rapport quotidien sur son état de santé.  Jusqu’à maintenant tout va bien.  Elle fait du bruit tous les soirs pour le personnel soignant.  Ils sont 5 dans sa rue à le faire. Le plus proche hôpital est à une quinzaine de kilomètres…

Un médecin bruxellois s’est fait jeter par ses colocataires. Le covid-19 tue mais la proportion d’enfoirés – les vrais, avec un petit “e” – reste constante.

Argh.

#mortauxcons

5 films à voir ou à revoir afin de relativiser durant le confi’ 

Allez, sèche tes larmes de confiné et jette un oeil à cette sélection de films spécialement concoctée pour toi !

1. Inside 

Un film espagnol sorti en 2012. Un thriller angoissant et inattendu qui vaut vraiment la peine d’être vu. Après une rupture, Adriàn rencontre une jeune femme lors d’une sortie et très vite leur relation évolue. Vivant seule dans une grande maison, l’homme demande à la jeune femme d’emménager avec lui. Finalement le confinement en solo, ça a du bon. 

2. Panic room

Sorti en 2002 avec Jodi Foster et Kristen Stewart lors de ses débuts. L’intrigue se déroule à l’intérieur d’une pièce de sûreté, avec à l’extérieur des personnages bien peu sympathique. Inquiétude et suspense seront au rendez-vous dès le début du scénario. On espère que vous ne vivez pas dans un trou à rat, mais nous au moins on peut toujours faire un jogging du divan au lavabo, sans tomber nez à nez avec des malfrats 

 3. Room

C’est l’histoire d’une mère qui vit en captivité avec son fils, et qui tente tant bien que mal d’offrir une vie « normale » à son petit garçon. Un petit garçon qui n’a rien connu d’autre que le confinement depuis sa naissance. Un film à l’atmosphère pesante, certes, mais poignant à la fois et inspiré de faits réels. De quoi arrêter de pleurnicher et nous apitoyer sur notre sort l’espace d’un instant.  

 4. Buried

Dans Buried, Ryan Renolds se retrouve enfermé et enterré entre quatre planches. Son seul lien avec le monde extérieur est un contact virtuel avec le FBI. Claustrophobe s’abstenir. À côté de ce genre de détention, le confi, c’est du pipi du chat !   

 5. The descent

Amateur/trice de spéléologie, il n’est peut-être pas conseillé que vous regardiez ce film ! Il relate l’histoire de 6 jeunes femmes qui décident de partir en mission spéléologique dans les Appalaches, sauf que … un éboulement va venir bloquer toutes les issues possibles pour pouvoir s’en sortir. Celles-ci vont alors se retrouver prises au piège et vont très vite se rendre compte qu’en plus d’être coincées six pieds sous terren, elles ne sont pas seules ! C’est quand même plus sympa de prendre l’apéro en visu avec ses potes ! 

 

 

Ressources pédagogiques

Certains jeunes m’ont demandés :
“Comment rester à niveau pour ne pas tout oublier d’ici la rentrée?”

Voici des liens utiles pour continuer les apprentissages (n’hésitez pas si vous en avez d’autres) :

  1. Entraînement math CE1D – https://www.mathematices.be/2020/03/20/ce1d-like-n12/
  2. Initiation Sciences, 1e degré – #gid=1942126168″>https://docs.google.com/spreadsheets/d/1rIxbvZbflGx8n4xUtsPv3TF_IhJrDF-2UiHDUv0vZ5M/edit#gid=1942126168
  3. Des liens vers les épreuves / questionnaires vierges – http://enroute-ce1d.be/?fbclid=IwAR0DuSVV5e07Mmy55mblgCtbqaf3_oBRJiVO_iOYKFOLLJc6XFwW9RbyCkI#francais-epreuves
  4. Ressources toutes les matières – secondaire – http://www.enseignement.be/index.php?page=0&navi=194
Exercices d'anglais

Exercices d’anglais

Solidarité d'un soir ?

Solidarité d’un soir ?

J’imagine que vous avez tous soit entendu soit vu passer sur votre fil d’actu l’appel à applaudir le personnel soignant tous les jours de sa fenêtre dès 20h ? Peut être que vous le faites d’ailleurs ?! Ça part sans doute d’une bonne intention. Puis moi-même, j’ai énormément de respect et d’admiration pour le personnel soignant mais…face à la démarche je suis restée septique…

rabat-joie ? Non, enfin je ne pense pas, mon doute et moi on a dialogué un long moment en silence, mais j’avais du mal à analyser cette sensation de gène qui remontait tout doucement dans ma gorge, ce bug interne qui me laissait ahurie, et puis on m’a partagé cet article, la carte blanche d’un médecin urgentiste, qui “ne supporte pas que les gens applaudissent”. Et j’ai compris. Je vous invite à lire l’article, le ton est juste, le tout bien formulé, mais dans un soucis de clarté je vais reprendre une réflexion que je partage: Pourquoi la plupart de ceux qui applaudissent sont les mêmes personnes qui ont voté pour des politiciens ayant drastiquement réduit le budget alloué aux soins de santé ? Et qui ferment les yeux sur le sous-effectif en milieu médical ? (Et sur bien d’autres choses, austérité oblige…hum, enfin ne nous éloignons pas du sujet)


Alors ça y est ? on a redécouvert les principes de solidarité ? On a pris conscience de la situation de l’autre ? Oublié son égocentrisme chronique ? Pour combien de temps ?


Pourquoi faut-il subir une bonne crise collective pour avoir ces pensées, ces gestes de respect et de solidarité à grande échelle ? Et surtout, est-ce que la fin de cette crise signera la mort de ces gestes solidaires communs ?
Enfin, si j’écris ce billet c’est pour vous inviter à garder les yeux ouverts, à vous questionner sur la réalité des autres, à vous indigner quand il le faut, à percevoir les contradictions qui nous entourent. Pensez-y avant de voter la prochaine fois…


Une de mes anciennes voisines a été infirmière, chaque soir, elle a les mains rougies d’avoir applaudit, et elle dynamise tout le quartier en ce sens. Elle applaudit ses collègues, ses années vécues dans des conditions qu’elle connait si bien, elle applaudit “en connaissance de cause” 😉 et je vous invite à la rejoindre si l’envie vous en dit, mais alors n’oubliez pas tous les autres corps de métier qui sont tout aussi dans la mer** et dites vous bien qu’applaudir un soir ne sert pas à grand chose: voter en s’informant, rejoindre des collectifs, des actions locales, des actions sociales bien.

Et vous, pourquoi applaudissez-vous ou non le soir de votre fenêtre ?

Epidémie d’abandons

La pandémie ne concerne pas que les humains. Les animaux ne sont pas épargnés non plus par la situation. Ils en sont les victimes collatérales. Des familles abandonnent ou refusent d’adopter un animal de compagnie de peur que celui-ci soit porteur du Covid-19. En Chine, on a pu observer que certains habitants ont jeté des fenêtres ou encore ont laissé mourir de faim leurs animaux domestiques.

Les SPA sont débordées, et les fakes news qui pululent sur les réseaux sociaux n’y sont pas pour rien. Alors, cessez ce début de catastrophe. Nos amis à 4 pattes ne représentent aucun risque de transmission du virus. Faites preuve de bon sens.

A lire

Le bredouille et celui qui ne l’était pas

On est vendredi. Confinement J+3. Au programme: (télé)travail et logistique minimale. Je prends la voiture, mon courage et me mets en route. Direction mon supermarché habituel.

On a beau le savoir mais quand on est devant ça fait quand-même un choc. Devant l’entrée un barrage filtrant. La file est déjà longue. Je n’affectionne pas particulièrement cette activité qui consiste à remplir un caddie contre paiement. Je décide de ne pas rester – non sans avoir déversé mon fiel dans l’oreille de ma douce et tendre (hashtag sharetheload) – ; mais avant de quitter les lieux je voudrais jeter les restes de mes grignotages compulsifs stockés dans un sac normalement dédié au transport des surgelés (c’est que je suis un rebelle moi…).

C’est donc tout gaillard que je me rapproche d’une poubelle en vue de réaliser la tâche que je me suis fixée. Le gardien du barrage me repère et me rappelle qu’il m’est interdit de pénétrer dans son antre avec un sac. Fût-il estampillé du logo de son magasin et dédié au respect de la chaîne du froid. Je porte à sa connaissance mon intention de ne pas intégrer la file des chalands. Il opine du chef pour me signifier qu’il a reçu le message. Et c’est à ce moment que cela se produisit.

Alors que je m’en retournais vers mon véhicule, je fus hélé par un individu poussant un chariot bien garni avec l’air satisfait du chasseur qui a rempli son devoir et ainsi justifié de son utilité au sein du groupe social. Il me priait de rester courtois avec le personnel du magasin qui n’en pouvait rien. Et de me rappeler qu’il fallait être content qu’il restât ouvert afin que les citoyens ne manquassent de rien.

Le mec il a fait ses courses. Il va entrer chez lui. Content. Satisfait. Je suis bredouille. Et un peu énervé. Il se sent investi d’un mission: celle de prendre la défense de gens que je n’ai par ailleurs pas agressé. Le mec il a fait ses courses. Il est content. Satisfait. Il se sent investit d’une mission. Celle de me faire ch…

Situation potentiellement explosive. Hashtag “Mort aux cons”.

Lutte contre le Covid-19: 2 approches pour un même objectif

Deux stratégies de lutte contre le covid-19 coexistent. La stratégie de la suppression et celle de l’atténuation (ou immunisation). La première consiste à bloquer la transmission du virus en prenant des mesures telles que celles que nous connaissons aujourd’hui; la seconde à laisser le virus se propager “de manière contrôlée” (c’est-à-dire en prenant des mesures visant à protéger les catégories de personnes dite “à risque” et/ou en fonction de la propagation du virus au sein de la population) afin de favoriser l’apparition d’une immunité collective en attendant l’arrivée d’un vaccin ou d’un traitement.

Chacune des 2 méthodes a ses avantages et ses inconvénients. La première à un impact économique considérable; la seconde est (très) gourmande en vies humaines (on parle de 500000 mort en Grande-Bretagne et le double aux USA). In fine le choix relève plus de l’idéologie que de la science. Coût économique contre coût humain. C’est juste une question de priorité en somme.

A lire

T’es confiné donc tu n’as rien à faire, n’est-ce pas?

Ceci est un coup de gueule.

La semaine passée, mon institution fermait. On nous assurait que les cours seraient maintenus tant bien que vaille, qu’on tiendrait compte du fait que ce serait une période difficile et que chacun ferait de son mieux. De toute façon on ne nous en tiendrait pas rigueur.

Aujourd’hui j’ai pleuré. J’ai pleuré parce que je ne retrouvais pas un document qui devrait nous être accessible sur la plateforme pédagogique de l’école. Risible me direz-vous ?

Bah en fait, j’ai pleuré parce que j’ai reçu un nième mail d’un prof qui nous imposait un travail dans les sept jours, sans s’être concerté avec les autres membres du corps académique, pensant que son cours est le seul qu’on ait actuellement. Cela porte à dix le nombre de travaux de plusieurs pages que je dois remettre dans ce délai.

J’ai pleuré parce qu’on nous balade sur trois plateformes différentes, pour suivre les cours, que toutes ne marchent pas de la même façon pour tout le monde et que si on n’arrive pas à suivre le cours, bah c’est tant pis pour vous, il n’y aura pas de rattrapage et ça vous pénalise. De toute façon, avec le wifi et comme vous n’avez rien d’autre à faire, vous n’avez qu’à être là, non?

J’ai pleuré parce qu’après avoir rédigé un de mes travaux jusqu’à pas d’heure hier pour qu’il soit remis dans les temps, j’ai reçu un mail du professeur qui m’engueulait parce que je n’étais pas là à la séance non-obligatoire. Et que ce même prof m’annonçait en bonus qu’un travail à lui remettre qui était prévu pour dans trois jours, est finalement à remettre pour ce soir.

J’ai pleuré parce qu’on se moque comme une guigne de notre avis puisque de toute façon, en confinement, on n’a rien à faire, on ne fait rien donc on va vous charger de travail histoire que vous passiez pas votre temps à procrastiner. Et, ah oui, les examens sont maintenus de toutes façons…

Pourtant, ce que mes profs ne savent pas ou font semblant d’ignorer, ce que nos sommes tous les trois malades, mes parents et moi. Du coup, on gère comme on peut en fonction des accès de fièvre de chacun. Alors certes nous ne sommes pas hospitalisés et peu à risques, mais bon il faut prendre le relais pour préparer le repas ou faire la lessive quand les deux parents sont au fond du lit et qu’étrangement, cela ne se fait pas tout seul, comme par miracle.

Et encore moi ça va. Dans ma classe, il y a ceux pour qui il est très difficile voire impossible de se connecter pour suivre les cours. Parce que le wifi est trop mauvais, qu’il n’y a qu’un seul ordinateur à la maison et que les parents télétravaillent dessus. Et oui, l’argent ne rentrera malheureusement pas tout seul, que ce n’est pas un étudiant qui en ramènera et qu’on est trop pauvre pour avoir un ordi portable pour son enfant. Ce sont ceux-là qui passent leurs journées dans les salles informatiques ou à la bibliothèque de l’école pour pouvoir rendre leurs travaux dans de bonnes conditions.

Il y a ceux qui sont parents d’enfants en bas-âge. Quand ils ont de la chance, il y a un deuxième parent pas loin, mais pas toujours. Du coup, il est compliqué voire impossible d’assister aux cours. Parce que les enfants ont besoin d’attention, que la petite s’est fait mal, que le petit a fait une bêtise, que c’est l’heure du biberon pour le bébé… Et non, qu’ils ne les mettront pas à la crèche ou en gardiennage parce qu’ils ont peur, parce qu’ils ne sont pas prioritaires, parce que c’est difficile…

Enfin, il y a ceux qui prennent en charge toute la gestion de leur foyer. Parce que les parents ou les proches sont malades chroniques ou en situation de handicap. Parce qu’à nouveau, les courses, le ménage et les repas ne se font pas tout seuls. Parce qu’ils ont peur que ceux qu’ils aiment attrapent la sale bestiole et qu’ils font tout pour que ça n’arrive pas, parce qu’ils sont à risques. Et finalement, ils portent la charge mentale et émotionnelle. Puis ils craquent.

Alors, je sais que face à ce qu’endurent nos soignants, nos médecins, nos pharmaciens, nos pompiers, nos policiers, nos techniciens des transports en commun, nos ouvriers, nos routiers, nos vendeurs dans les magasins (grandes ou petites surfaces), nos libraires… face aux risques qu’ils encourent, mon coup de gueule est risible. Et pourtant, n’est-ce pas trop que de demander à mes professeurs un peu de respect et d’humanité? C’est possible et je rends ici hommage aux deux seuls qui ont trouvé naturel de nous demander quand il était possible pour nous de remettre des travaux supplémentaires et d’enregistrer leurs cours afin que ceux ne pouvant y accéder puissent les suivre plus tard sans pénalité aucune.

Car après tout, “on ne vous en tiendra pas rigueur”…

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